Délit d'initié. Cette professionnalisation de la structuration de l'information n'a pas que des avantages. De plus le marché est assez immature. Les outils disponibles sur le marché pour composer en SGML ne sont le plus souvent pas au point (je ne citerai pas de noms...) quand les éditeurs ne disparaissent pas purement et simplement (pas de noms non plus). Pour les sociétés qui ont basé leurs informations stratégiques sur ces outils ce n'est pas une bonne nouvelle (toujours pas de noms...). Pour arranger le tout, les spécialistes qui maîtrisent cette technologie, et en France tout particulièrement, sont plus que rares (pas plus d'une vingtaine).
Domaine, tentative. C'est la grosse difficulté de cette étude, mais aussi d'un grand intérêt intellectuel.
En effet, qui manipule des informations ? A priori tout le monde. Vu le coût de déploiement de cette technologie, elle est plutôt réservée aux gros volumes documentaires. Bien que l'on verra plus tard que c'est de moins en moins vrai.
Nous avons tout de même des applications aussi disparates que toute la documentation technique aéronautique (le marché privilégié) les constructeurs automobiles, pelleteuses, tondeuses, les banques, la sécurité sociale, tous les secteurs sont concernés...La DST fonctionne t'elle en SGML? De nouvelles applications apparaissent tous les jours.
Les Acteurs. Ils sont disparates et encore peu nombreux (voir mon commentaire sur l'association SGML OPEN HOUSE). Les principaux apôtres du SGML sont là. Il existe un SGML USER GROUP Français destiné, comme le SGML OPEN HOUSE a répandre l'usage de cette technologie, et largement soutenu par les éditeurs et intégrateurs concernés.
Downsizing. Par contre ce qui ne transparaît pas, c'est l'intérêt actuel des industriels pour ce langage. Dans la mesure ou le SGML permet de structurer, sécuriser, rendre plus disponibles les bases documentaires les plus stratégiques il est clair que les sociétés, administrations les plus performantes surveillent de près cette technologie. Les gains en terme de productivité, réactivité, difficilement mesurables il est vrai, sont suffisamment conséquents pour que le SGML fasse l'objet d'une veille active.
Jusqu'à ces derniers mois la presse informatique ne parle quasiment pas du langade SGML, si ce n'est un évoqué dans un intéressant article de vulgarisation signé CLARISSE BURGER in LMI 26/10/97. Il faut aller chercher dans les lettres confidentielles où les revues de documentalistes comme celle de l'ADBS pour en entendre parler.
On assiste cependant à un véritable mouvement de downsizing. En effet des sociétés comme comme FILENET, AIS, JOUVE pour n'en citer que quelques unes proposent des solutions packagées, fiables et rapidement opérationnelles qui font mentir la réputation de difficulté voir d'échec de déploiement (!) qu'ont connus certains grands comptes précurseurs.
Ces solutions collent véritablement aux besoins des utilisateurs et s'adressent désormais au mid-size business.