Systèmes d'information propriétaires ou hétérogènes

UNE SOLUTION PALLIATIVE : LES OUTILS D'INFOCENTRE

 

La base fonctionnant sur l'AS400 est avant tout un système de gestion. Elle fonctionne en mode texte sur un OS de 15 ans d'âge activé par des processeurs dont la technologie se rapproche des I286. Ce système est cependant fiable et sécurisé. Tant qu'on lui demande d'additionner des chiffres dans des champs, il est parfaitement adapté.

Une question à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse : quel est le parc d'AS400 installé en France ?  A mon sens l'AS400 est au système d'information pour l'entreprise ce que le Minitel est à internet : l'importance du parc installé est un frein à la diffusion des nouvelles technologies.

Pourquoi l'explosion actuelle des outils d'infocentre ?

Devant l'émergence et la puissance des SGBD comme ORABLE, SYBASE, INFORMIX, voir SQL SERVER (si LARRY ELLISON me lisait...) qui offrent déjà sur des OS ouverts (NT, UNIX) l'affichage graphique, la compatibilité avec Internet (même si la nouvelle série e de l'AS400 le propose) mais surtout une puissance en terme de requête, croisements des critères permettant le data mining etc... d'une incomparable puissance, l'environnement AS400 est d'un autre âge.

Changer complètement son système d'information est une entreprise coûteuse, longue et stratégiquement dangereuse. Or il existe sur le marché des outils de requête et de traitement des informations capables de s'interfacer sur à peu près tout ce qui roule pour un coût relativement modique. Fourchette de 20 à 400 kf disons pour une grosse config.

Le principe.

Il s'agit d'une surcouche logicielle qui s'installe d'une par sur le serveur, d'autre part sur les stations clientes. Les stations clientes peuvent être des PC en réseau et le tout fonctionne en mode graphique. Le plus souvent on trouve la notion de Requêteur et d'Outil d'analyse. Aussi y'a t'il physiquement un administrateur, qui est le plus souvent l'administrateur de la base centrale, il fixe les droits des clients. Les clients ont eux un outil d'analyse et éventuellement un requêteur pour taper directement dans la base selon les droits accordés.
Le requêteur peut s'interfacer sur la base centrale en mode natif ou via une passerelle ODBC. Là encore il existe des outils spécifiques destinés à extraire les données de la base centrale en mode natif.
Autre concept cher à COGNOS et BUSINESS OBJECTS , les deux leaders du marché que nous avons consultés : l'environnement. Cela consiste en un espace de travail pour chaque client. Les données, les requêtes qu'il utilise le plus souvent sont compressées sous forme de noyau sur sa station.


Les avantages.

 

Les acteurs.

Mon propos ici n'est pas de porter un jugement sur les deux produits que nous avons évalués. BUSINESS OBJECTS est une belle sucess story. Fondé au début des années 90 par deux anciens commerciaux de chez ORACLE qui ont vu le vent venir, BO a connu un développement spectaculaire jusqu'à l'année dernière. Voir en particulier le reportage diffusé sur CAPITAL il y'a quelques temps, qui retrace l'épopée de l'introduction de BO sur le NASDAQ. Depuis Denis PAYRE, l'un des fondateurs a revendu ses parts pour plusieurs centaines de MF, dit-on. Il se consacre désormais à la politique.
COGNOS est une grosse société canadienne qui emploie plusieurs milliers de personnes. Plus réactifs, plus de moyens aussi, ils collent mieux aux attentes du marché : data mining, internet... Justement leurs outils sont orientés requêteur plutôt qu'analyse comme BO. C'est pour cette raison qu'un certain nombre de grands comptes basculent vers COGNOS.

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